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L’Insee dresse le panorama de l’industrie dans la vallée de la Seine dans son nouveau numéro de sa collection Insee Dossier Normandie.

Plus précisément, ce panorama vous propose une analyse transversale de la situation régionale, des fiches sectorielles et un point sur les secteurs élargis de l’automobile, de l’aéronautique et de la cosmétique. Une synthèse de l’ensemble de ces éléments est produite et un accès aux définitions, sources et à une bibliographie sélective complète ce panorama.

Ainsi, selon les auteurs « En 2017, plus d’un demi-million de personnes travaillent dans l’industrie de la Vallée de la Seine. C’est près d’un emploi sur six de l’industrie métropolitaine. Les établissements industriels sont souvent de grande taille et encore plus dans la Vallée de la Seine. Près d’un salarié sur trois travaille dans un établissement de 500 salariés ou plus, contre un sur cinq dans l’industrie métropolitaine.

Avec la désindustrialisation et le développement des emplois tertiaires, le poids de l’industrie s’est fortement réduit. Entre 1990 et 2017, le nombre de salariés de l’industrie a presque été divisé par deux dans la Vallée de la Seine, tandis qu’il déclinait d’un tiers en métropole. La part des emplois industriels est passée de 18 % en 1990 à seulement 9 % en 2017.

L’industrie de la Vallée de la Seine se distingue par la forte implantation de certains secteurs d’activité. En termes de nombre d’emplois, viennent en premier la fabrication de matériels de transport (82 000 salariés) et les industries agro-alimentaires (64 000 salariés). Le secteur de la cokéfaction et raffinage est lui aussi particulièrement implanté avec la moitié des emplois métropolitains du secteur. D’autres secteurs bénéficient aussi d’une forte implantation dans la Vallée de la Seine : la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné, l’industrie chimique et l’industrie pharmaceutique.

Comme au niveau métropolitain, l’emploi industriel dans la Vallée de la Seine compte peu de femmes, plus de salariés âgés et une part importante d’ouvriers. Il se distingue cependant par le niveau de qualification souvent élevé des postes occupés. Un tiers des salariés occupent ainsi un poste de cadre ou de niveau cadre (ingénieur, chercheur, etc.) contre à peine un sur cinq au niveau national. Les salaires sont aussi plus élevés qu’au niveau national, quelle que soit la catégorie socio-professionnelle. »

 

 

Réalisation

Insee

 

Date de publication

Novembre 2020

 

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